À cause de la gratuité du transport, le syndicat des transports dans la région l’Île-de-France (Stif) prévoit des millions d’euros de perte : 3.5 millions d’euros pour samedi, 2.5 millions d’euros pour dimanche et 4 millions d’euros pour lundi. Il faut savoir que l’État s’est chargé de payer la moitié des dépenses l’année précédente.

Dans le 19e arrondissement de la région de Paris, les moyens de transport ne sont plus payants. En effet, à cause de la gravité de la pollution en Île-de-France, les opérateurs de transports veulent rendre gratuits les transports pendant ce week-end. C’est pour cela que dans les zones 1 à 5, le RER, les métros, les bus ainsi que le Transilien sont accessibles sans ticket. Cette gratuité a été appliquée pour inciter les habitants à laisser de côté leur voiture et à prendre des transports en commun.

Au cas où les habitants adopteraient cette option, le Stif envisage une perte de 6 millions d’euros pour samedi et dimanche. Par contre, selon Anne Hidalgo, dans son propos de ce samedi, la circulation alternée sera appliquée le lundi, mais cela n’a pas empêché la dégradation de la qualité de l’air. Pour Jean-Paul Huchon, le premier responsable du Stif, les transports en commun gratuits vont se poursuivre en parallèle avec la circulation alternée. Cela augmenterait les pertes de 4 millions d’euros de plus, pour un total de 10 millions d’euros.

Aucune amende et aucun ticket à l’unité

La gratuité des transports en commun n’affecte pas les Franciliens qui utilisent le service Navigo, car le samedi et le dimanche sont déjà dézonés. Toutefois, les pertes sont considérables au niveau des billets à l’unité ou des services spéciaux tels que le billet Paris Visite ou le billet pour week-end pour les moins de 26 ans. Et si le transport est gratuit, il n’y aura aucune amende de distribuée pour cette fin de semaine.

L’année dernière, le Stif a déjà appliqué le système de gratuité de transport pendant 3 jours. Cela a coûté 10 millions d’euros, mais le gouvernement a payé la moitié de cette somme. Cette semaine, le gouvernement ainsi que la mairie de Paris ont abordé la situation de la circulation alternée. Ce geste annonce des tensions sur le partage des dépenses engendrées par ces mesures.