Cancer du sein : Les femmes à risque vont bénéficier d’un dépistage gratuit

Comme tous les ans, le mois d’octobre va permettre de sensibiliser les femmes au dépistage du cancer du sein. Cette maladie cause le décès de 12 000 femmes chaque année. C’est un problème de santé publique qui ne doit pas être pris à la légère, a expliqué la ministre de la Santé.

Détecté tôt, un cancer du sein peut être traité dans 9 cas sur 10. Le dépistage se doit donc d’être efficace, a martelé Marisol Touraine. L’objectif de ‘Octobre rose’ est d’inciter les femmes à se faire dépister. Aussi, ce sera le moment d’indiquer que certaines femmes sont plus sensibles à cette maladie par rapport à d’autres. Il faut donc qu’elles bénéficient d’un suivi adapté et d’un soutien financier.

meilleure mutuelle en ligne

Des examens réguliers

En octobre, les examens de dépistage et le suivi des femmes à risque élevé vont être pris en charge entièrement par l’assurance maladie en fonction de la fréquence indiquée par le médecin. Cette mesure est prévue pour toutes les femmes, peu importe leur âge.

Selon la ministre, il faut impérativement rectifier cette situation paradoxale. Si les femmes âgées de moins de 50 ans font face à un risque plus élevé et ont besoin de faire des examens plus réguliers, elles ne bénéficient pas d’une prise en charge complète, car elles sont exclues du programme national.

Débutant en 2004, cette campagne de dépistage permet aux femmes comprises dans la tranche d’âge de 50 à 74 ans de subir une mammographie intégrale prise en charge par l’assurance maladie. Le taux de participation au dépistage du cancer du sein atteint 52.1% et concerne désormais 2.5 millions de femmes présentant des risques relatifs à leur âge.

Mais les femmes présentant un risque aggravé sont dans une situation différente. Ici, on parle des femmes à risque élevé, autrement dit, celles qui ont déjà des antécédents de cancer du sein, des affections du sein ou encore de radiothérapie à forte dose sur le thorax. On estime leur nombre à 900 000 (10% de la population ciblée).

Le risque aggravé concerne 17 000 femmes présentant un risque très élevé avant 50 ans à cause de leurs antécédents familiaux relatifs au cancer de l’ovaire ou du sein. Pour elles, il faut procéder à une consultation d’oncogénétique afin de découvrir éventuellement une mutation génétique des gènes BRCA1 et BRCA2.