Nouvelle année, nouvelles priorités ? En tout cas, en France ou ailleurs, la question de l’environnement mérite une plus grande attention. Pour sa part, le Président français François Hollande en fait précisément un de ses plus grands centres d’intérêt cette année 2015. Défendant une France « exemplaire » en matière d’environnement, le Chef de l’Etat semble mieux réaliser l’importance du sujet climatique. Vérité ou illusion ?

La politique du gouvernement sur l’environnement «  illisible et nocive »

François Hollande a déclaré prioriser l’urgence climatique cette année 2015. Un discours attractif dans l’ensemble, mais pour le moins vague pour certains. En effet, les déclarations du Président français à France Inter attise notamment les réfutations. Si ce dernier se montre conscient et déterminé à suivre les conditions inéluctables à la réussite du sommet climatique de Paris, les observateurs jugent ses proclamations contradictoires. Pour Europe Ecologie Les Verts, le fossé entre les paroles et les actions du gouvernement est immense, rendant sa politique « illisible ou parfois nocive ».

Le Président français, indifférent au Vert ?

L’idée d’une réelle conscience d’urgence climatique chez le Président français suscite aussi les doutes chez les partisans du FNE ou France nature environnement. Selon son porte-parole, l’intérêt de François Hollande pour ce sujet est assez incertain, puisque lors du même discours, ce dernier n’a émis aucun commentaire sur les emplois verts ni sur la croissance verte. Une omission révélatrice.

Le sommet climatique de Paris, LA priorité de l’année

Si la stratégie sur l’environnement du gouvernement reste floue aux yeux de plusieurs protecteurs de la nature et de l’environnement, une chose reste sûre : le sommet climatique de Paris est vivement attendu des différents partis concernés. Pour sa part, afin de réussir ce colloque, François Hollande souhaiterait particulièrement centrer son attention sur 3 critères : « un accord général, contraignant pays par pays », visant à réduire l’effet de serre ; « l’acceptation d’une participation des Verts à l’innovation et la reconversion des pays les plus pauvres, via l’octroi d’un montant de 100 milliards de dollars » ; l’établissement des financements innovants, en particulier concernant le carbone.