Face à la recrudescence de l’exploitation illégale de bois au Congo, le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Bienvenu Liyota, a décidé de prendre rapidement les choses en main. La lutte contre cette exploitation illicite se retrouve désormais sur la liste des priorités du ministère, au même rang que le changement climatique. Ce mauvais scénario aurait d’ailleurs déjà duré pendant trop d’années selon l’ONG Greenpeace.

Objectif : la protection de la richesse de la RDC

La déclaration a été faite officiellement par le ministre le 14 février 2015, dans la ville congolaise de Kinshasa : la vraie lutte commence en faveur de la protection de l’environnement au Congo. Le ministre Bienvenu Liyota a déclaré que désormais, il va placer cet objectif en tête de liste de ses priorité. Des mesures vont ainsi être prises pour lutter contre les effets négatifs du changement climatique, mais aussi pour combattre l’exploitation illégale du bois dans le pays. Il a précisé, lors de son discours, que la forêt congolaise constitue une véritable richesse pour la République Démocratique du Congo. Différentes mesures devraient ainsi être prises dans un futur très proche.

Une intervention de Greenpeace en 2013

Si l’on en croit l’organisme Greenpeace, le bois congolais est exploité illégalement depuis plusieurs années déjà. L’ONG a d’ailleurs déjà tiré la sonnette d’alarme en 2013, suite à laquelle les autorités allemandes ont fait une saisie d’une quantité importante de bois wengé sur les lieux. De l’avis de Greenpeace, des changements radicaux sont de mise pour sauver le pays. Le coordinateur national RDC de Greenpeace Afrique a fait appel aux autorités afin de mettre fin à une situation que l’on pourrait qualifier de chaotique. Il invite également les importateurs de bois illégal en Europe de fermer ce commerce frauduleux. L’enjeu est, en tout cas de taille. D’un côté, il y a le devenir de nombreuses forêts. D’un autre, il y a l’avenir de millions et de millions de personnes. Dans tous les cas, l’heure est au changement.