Environ 500 entreprises mondiales représentant plus de 3 400 milliards USD d’actifs ont décidé de ne plus investir dans les énergies fossiles.

Cela fait quelques années que les étudiants du collège de Swarthmore (Philadelphie) ont pris conscience des dégâts causés par l’exploitation du charbon vis-à-vis de l’environnement. Ils décident alors de convaincre les investisseurs au sein de leur établissement scolaire afin de ne plus investir dans les énergies fossiles.

 

Une initiative qui produit des résultats

Leur démarche a porté ses fruits. En effet, une vaste campagne de ‘désinvestissement’ dans les énergies fossiles s’empare d’autres universités, fondations et institutions religieuses. Le but est de convaincre tous les actionnaires de ne plus miser sur les projets d’exploitation de charbon, de pétrole et de gaz, qui produisent la plus grande part de GES (gaz à effet de serre) sur la planète.

D’après les scientifiques, afin de réduire le réchauffement climatique vers un niveau supportable (2°C jusqu’à la fin de ce siècle), on doit laisser 80% des ressources fossiles dans le sous-sol. Dans ce cas, il sera nécessaire d’orienter les investissements vers les énergies renouvelables.

Ce mouvement, parti des États-Unis, a envahi l’Europe. Effectivement, l’Angleterre et la France suivent cette tendance et commencent à obtenir du soutien.

Autour de 500 institutions pesant 3 400 milliards USD d’actifs ont décidé de ne plus investir dans les énergies fossiles, rapporte ONG 350.org. Parmi elles, il y a 19 villes françaises (Rennes, Dijon, Bordeaux, Lille…) ainsi que d’autres grandes villes telles que Melbourne ou Oslo.

 

Encore loin d’une économie sans carbone

Si cette initiative fédère de plus en plus de partisans, elle reste toujours marginale. Certainement, le secteur des énergies fossiles est beaucoup trop important. Aussi, leur exploitation bénéficie d’un fort soutien de l’État. L’OCDE explique que les aides publiques destinées aux énergies fossiles vont jusqu’à 500 milliards USD/an. On est donc encore loin d’avoir une économie sans carbone.