À partir de mardi, une entité d’enquête parlementaire commencera à étudier la mauvaise qualité de l’air. Le secteur sanitaire n’est pas uniquement le seul touché, car les bâtiments en sont également victimes.

30 milliards d’euros, c’est le coût engendré par la pollution de l’air au niveau du secteur sanitaire. Ce mardi, un groupe d’enquêteurs parlementaires fera une étude sur tous les domaines touchés par la pollution. Il faut dire que de nombreux secteurs sont concernés par ce problème. Outre le secteur sanitaire, d’autres entreprises souffrent aussi financièrement et économiquement à cause des dépenses générées par la pollution de l’air.

Les bâtiments sont aussi affectés par les conséquences de l’air pollué. Pour le responsable de ‘Monts 14’, Patrice Maire, il est angoissé pour le ravalement de façade d’un hébergement de luxe à Paris. Selon lui, les ravalements par sablage usent les sculptures. Les systèmes de chauffage et les gaz d’échappement des voitures altèrent les vieilles pierres et les encrassent. Il ajoute que le cas de pollution dans l’avenue de Rivoli et de la Tour St Jacques sont des exemples concrets de l’effet de la pollution sur les infrastructures. Celles-ci nécessitent au moins un ravalement tous les 10 ans.

Un coût de ravalement variable

Depuis l’an 2000, le prix du ravalement de façade a augmenté de 4 %. Mais dernièrement, cela stagne. Mais inversement, le coût d’un ravalement plus doux a doublé. D’après la sénatrice écologique, Leila Aichi, il est prioritaire de faire une évaluation de l’impact de la dépollution des constructions au niveau économique et aussi des conséquences de la pollution de l’air sur les eaux et les sols.

Pour faire cette étude, la sénatrice va auditionner des politiciens, des associations et des dirigeants d’entreprise (automobile, aéronautique…). Elle incite également chacun à poser des questions aux individus auditionnés sur le réseau social Facebook.