Selon un document publié sur ‘The Guardian’, Shell admet bien que le réchauffement climatique risque de surpasser les 2 degrés prévus.

The Guardian’ stipule que Shell est parfaitement conscient que la hausse de la température risque d’aller jusqu’à 4 degrés. Le document interne de la compagnie pétrolière, ‘New Lens Scenarios’, se base sur les prévisions de l’AIE, estimant une hausse de température globale de 4 degrés jusqu’en 2100, qui sera suivi d’une hausse de 6 degrés.

Selon ces prévisions, le réchauffement climatique serait donc 2 fois plus important par rapport aux 2 degrés prévus par la communauté internationale. D’après les déclarations de Ben Van Beurden, président-directeur général de la compagnie, si on ne prend pas rapidement conscience du changement climatique, si on n’applique pas des tarifs adaptés pour les émissions de CO2, si on préfère toujours la création d’emplois à l’écologie, personne ne nous prendra au sérieux lorsque nous affirmons qu’on veut réduire les émissions. Dans ce sens, l’entreprise veut investir davantage sur les combustibles faiblement polluants à savoir le gaz.

Toutefois, le modèle économique de la compagnie pétrolière semble se tourner vers une autre philosophie. En effet, les exploitations de sable bitumeux au Canada ainsi que les projets d’eaux profondes aux États-Unis, au Nigéria et au Brésil sont loin de refléter sa volonté. À cela s’ajoute le rachat de BG qui intensifie davantage l’activité de Shell en matière d’exploitation de combustibles fossiles.

Le week-end dernier, plusieurs partisans écologiques avaient investi une plateforme du groupe à Seattle (États-Unis) en canoë et kayak afin de contrer le projet de la compagnie visant à forer dans l’océan Arctique. Les actionnaires de Shell, qui demandent une meilleure transparence au niveau des effets du projet vis-à-vis du climat et de l’environnement, comptent se réunir le 19 mai en vue de voir de plus près ce projet.