Comme chaque année, le ‘Caribe Wave’ rassemble beaucoup de participants. En effet, l’exercice de coopération caribéen se portant sur les risques de Tsunami vient de mobiliser des milliers de personnes ainsi que les services de l’État rassemblés dans un COD (Centre opérationnel départemental) d’une préfecture.

Le scénario envisagé dans l’exercice était un tremblement de terre d’une profondeur de 15 km et d’une magnitude de 8.5 se produisant au nord de Panama. Ce phénomène est prévu pour être dévastateur puisqu’il va provoquer une vague fictive de 0.3 à 1 m sur les cotes de la Guadeloupe.

‘Caribe Wave’ est le nom attribué à cet exercice du Groupe intergouvernemental de planification du dispositif d’alerte tsunami dans les Caraïbes. Il mobilise les services d’État qui sont rassemblés au sein du COD par le préfet de la Guadeloupe. L’archipel étant soumis à des risques de catastrophes naturelles en tout genre (séismes, tsunamis, cyclones…) et aussi puisqu’il appartient à CARIBE EWS, il est donc essentiel de tester les moyens d’alerte. C’est aussi l’occasion pour les organismes de l’État, en charge de la planification de l’intervention sur le territoire, de s’assurer que les services de secours, d’évacuation et de sécurité se déploieront correctement en situation réelle.

Le déroulement du Caribe Wave

Le déroulement d’une mobilisation en cas de tsunami se fait à plusieurs niveaux. En prime, Météo France est averti par le centre d’alerte tsunami à Hawaï. Puis, il transmet l’information au centre de gestion d’alerte en Guadeloupe ainsi qu’aux acteurs chargés de la coordination des alertes tsunamis. Ces derniers vont entamer les démarches d’alertes pour le public. L’ensemble des services de l’État est mobilisé par la suite pour diffuser l’alerte. Après, le COD est activé incitant les communes à activer leur poste de commandement et vérifier leur plan de sauvegarde communal. Les écoles s’organisent également pour l’évacuation et la protection des étudiants. Enfin, les entreprises vérifient leur dispositif de protection de leurs locaux.