Didier Charrier, DG de Monsanto, désapprouve la prohibition de la commercialisation de ses désherbants, une interdiction imposée par Royal.

La ministre de l’Écologie envisage de stopper la vente en self-service du désherbant Roundup, pourtant très usité mais également très remis en cause. À l’antenne de France Info vendredi, le DG a confirmé son désaccord.

À son avis, il n’existe pas de raison valable pour prouver la nuisance de ses produits.

Révision au mois de juillet

Selon les propos de la ministre le mardi 16 juin, une modification du décret sur la transition énergétique empêchera la vente libre de glyphosate vers le début de l’année prochaine. Le Sénat s’occupera de réviser ce texte au mois de juillet sans pour autant détenir le droit d’empêcher les usagers de s’en procurer.

Les boutiques qui adoptent l’application de cette loi avant son entrée en vigueur se verront attribuer des subventions sur le projet Ecophyto, précise Ségolène Royal. Ces aides financières contribueront à la formation des employés des magasins de vente spécialisés pour donner des conseils à des utilisateurs spécifiques.

Il faut rappeler que le glyphosate est l’herbicide le plus utilisé dans l’hexagone, avec plus de 17 millions d’utilisateurs.